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Un regard d'amour , par Madjoline

 

Par une nuit où l’orage faisait rage, où il pleuvait des cordes, une jeune femme assise devant sa fenêtre dans l’obscurité de sa chambre, semblait toute indifférente du spectacle dont elle faisait face. Elle avait l’air d’être perdue dans ses pensées. Oscar songeait à la fameuse soirée qu’elle venait de passer. Une soirée où elle a failli y laissé sa vie pour la cause d’avoir été aux cotés de la justice ; mais la voilà toujours en vie… grâce à André.

Oscar se maudissait intérieurement de ne pas avoir compris plus tôt… c’était plus qu’évident : son cœur n’avait jamais battu que pour une seul personne… son meilleur ami, son compagnon, mais avant tout son autre moitié. Pourquoi a-t-il fallu qu’ils soient face à la mort pour qu’elle ouvre enfin les yeux ? Le pire, est que ce n’est pas la première fois qu’André se sacrifie pour lui sauver la vie étant toujours à son côté tel une ambre à la lumière. Et ce soir, il lui a prouvé une fois de plus tout ce dont son cœur cachait depuis plus de 25 ans.

La jeune femme fût profondément touchée et troublée par le geste de son ami, mais aussi pour touts ses paroles que personne n’avait jamais crié pour elle. Un large sourire illumina son visage quand elle y repensait :

- … je ne vous laisserai pas toucher à un seul cheveu d’Oscar… je préfère mourir où vous faire périr… pourquoi je n’ai pas le droit de crier de ma voix et gercer de mes lèvres que J’AIME OSCAR ?... je ne veux pas voir périr devant mes yeux CELLE que J’AIME !!

Celle qui aime… or que cette « elle » n’avait même pas prononcé un ‘merci’ pour son geste de bravoure. Elle avait essayé, mais aucun mot ne sortait de ses lèvres. Elle était restée là muette devant lui à le regarder dans les yeux, puis voyant que ses efforts étaient vains, elle détourna ses talons et préféra regagner sa chambre laissant un André complètement déçu. Non seulement parce qu’il aurait aimé qu’il se passe quelque chose, mais surtout parce qu’il n’avait pas réussi, pour la première fois de sa vie, à lire ce que les yeux d’Oscar lui criaient d’un son muet, lui pour qui l’océan de sa belle n’avait aucun secret.

C’est alors dans cette état là que le jeune homme se trouver après une soirée où lui aussi aurait pu y perdre sa vie. Se rappelant qu’il était toujours debout au couloir où ils avaient reçu le message de la reine qui les a épargné de la mort, il finit par regagné se chambre à son tour. Comme Oscar, il se trouvé devant la fenêtre, entièrement perdu dans ses pensées qui se résumaient en une seule question : « Que signifie ce regard Oscar ? »

Au bout d’un long moment, André se rappela qu’il devait ramener le chocolat à Oscar. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Il ne savait pas trop qu’elle attitude allait-il adopté, puis opta pour le naturel.
Prenant profondément son souffle, il se leva pour descendre à la cuisine, quand une ambre attira son regard du dehors. Il jeta un œil à la fenêtre, l’ombre prenait à toute jambes les chemins des écuries… il sût tout de suite de qui il s’agissait. Car l’ambre n’était en fait qu’une triste lumière…

Oscar courrait de toutes ses forces pour arriver à l’abri de la pluie aux écuries, avant d’être entièrement trempée. Elle désirait parler de ses sentiments à quelqu’un, mais il n’y avait personne qui saurait la comprendre sans la juger, personne qui saurait la conseiller… m’y appart André et grand-mère bien sûre. Sauf que là, elle ne pouvait pas parler directement à son ami, alors que ce qu’elle veut confier s’agit justement de ses sentiments envers lui. Quant à grand-mère, elle n’osait pas aller vers elle, pas après l’horrible soirée qu’elle venait de passer. La pauvre veille femme (Oulla ! si marron glacé m’entendait…) avait pleuré toutes les larmes de son corps, peur de perdre ses deux chéries, et était à présent trop épuisée. C’est pour quoi, Oscar décida de faire comme André : se confier à leurs fidèles amis…

Une fois à l’abri, elle rejoignit Olivier, son étalon.
- Bonsoir mon Olivier !
L’animal lui répondit d’un hennissement.
- Je viens te parler pour me vider un peu… je ne te dérange pas j’espère ! Je sais, je n’ai pas pour habitude de me confier à toi, mais tu vois, tu reste le seul à qui je peux chauffer les oreilles, dit elle en rigolant. Même si tu ne parles pas, je suis sûre que tu fais un bon confident. La preuve avec André qui se confiait à ton ami… je n’ai jamais rien su de ce qu’il cachait au fond de son cœur durant plus de 25 ans… 25 ans… répéta-elle tristement. D’ailleurs…

Oscar s’assit auprès de son cheval et entama de libérer son cœur tout en caressant Olivier qui répondait à chacune de ses réactions. Toute en parlant, elle ne se doutait point qu’elle n’était pas seule avec les chevaux.

En effet, après l’avoir aperçu partir en direction des écuries, André avait devinait que c’était pour rester en compagnie des chevaux, après avoir compris qu’elle ne pouvait sortit chevaucher comme à son habitude par le temps qu’il faisait. Et comme il faisait froid ce soir, il lui prit quelque chose pour la réchauffer.
Dès qu’il traversa le seuil de la porte, il entendu la douce voix de son amour. Il avança doucement derrière elle sans faire de bruit, puis stoppa net quand il comprit qu’elle parlait de lui. Il se cacha aussitôt derrière un tas de foin, et écouta attentivement.

- Oh Olivier si tu savais combien je m’en veux… je ne mérite pas son amour après tout ce que je lui fais subir… et malgré tout, il reste toujours près de moi. Mais pourquoi je lui fais autant de mal malgré moi ? pourquoi je n’arrive pas à lui ouvrir mon cœur, et lui dire tout simplement que je l’aime ? pourquoi je n’arrive pas à me controler à sa vue ? est cela l’amour ? Pourtant, lui a réussit à m’ouvrir son cœur…mais après quoi !... je n’aurais jamais cru qu’il était aussi dure d’aimer. Oh mon André qu’est ce que t’as du souffrir ! Il a vraiment beaucoup de courage mon André, hein Olive ? dit-elle pour sourire un peu. Mon André, si tu savais comme j’ai besoin de toi auprès de moi ! Que deviendrai-je sans toi ? André, puisses tu ne jamais me quitter ?

A ses mots, le cœur de la jeune femme accéléra de battre. Car elle sentit deux bras se poser sur elle pour la serrer très fort mais tendrement contre un torse d’une chaleur sans pareille, tout en la couvrant d’un chaud manteau.

Le jeune homme n’y tenant plus aux paroles de son aimée qui parlait de ses sentiments envers lui, s’était approché d’elle pour la prendre dans ses bras en lui murmurant d’une voix que trop douce :
- Je ne te quitterai jamais Oscar…

La jeune femme demeura paralysée et sans voix. Il l’avait entendu ? pensait-elle inquiète. Puis, fini par trouver un peu de force pour faire face à son compagnon et le regarda intensément dans les yeux. Le même regard que tout à l’heur, pensa André. Sauf que cette fois, il n’ignorait pas ce que ce regard lui criait. Cependant, il ne pouvait réaliser qu’Oscar l’aimait, et voulu qu’elle le lui dit en face à haute voix.

De longues minutes passèrent où la balle d’amour jouait entre le saphir et l’émeraude. Oscar prenant son courage à deux mains, réussit à proférer un :
- Merci André !
- De quoi ?
- De tout ce dont tu fais pour moi.
- Ce n’ai rien voyons…
- Et… pardon… pardonne moi de tout ce que je t’ai fais subir André, même si je ne le mérite pas. Les larmes commencèrent à remplir ses yeux.
- Oscar … ne dis pas cela ! de toute façon, il est inutile que je te pardonne.

Oscar écarquilla ses yeux. Elle ne comprenait pas le sens de la phrase de son ami. Ne voulant pas la laisser ainsi plus longtemps, il continua de sa plus chaleureuse voix :
- Parce que je t’aime !

Ne contenant plus ses larmes de joie, elle se jeta dans les bras de son amour en le serrant très fort en lui répétant :
- Je t’aime aussi André…
- Ne pleures plus Oscar, dit-il en enlaçant ses mains dans les siennes. Car notre amour est le plus doux des aveux…

Oscar arrêta ses sanglots, puis doucement, approcha son visage de celui de son André qui fit de même, pour se toucher en un tendre baiser plein d’amour et de compassion, qui devenait de plus en plus appuyé au fils des secondes. Leurs deux corps frémissaient à ce doux contact et en demandaient plus.

Ce fut Oscar qui interrompit à contre cœur leur baiser pour croiser les douces émeraudes de son amour qui brillaient de mille éclats, tout comme l’océans de ses yeux.
- Je veux être à toi ce soir mon amour…

Sans un mot, André prit son Oscar dans ses bras. Elle se blottit très fort contre lui. Il fini de la couvrir et sortirent en courant en direction du château.
Ils prirent les chemins des cuisines pour éviter de croiser quelqu’un, et allèrent directement dans la chambre d’Oscar où ils s’aimèrent à l’infini, bien au chaud dans leur premier nid.


Fin.

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Commentaires (1)

1. Lona 10/01/2010

Magnifique !

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