St Valentin Lemon

Par une nuit de pleine lune.

 


La lumière argentée de la lune entrait dans la chambre par les rideaux entrouverts.
Aucun bruit dans la chambre, hormis le léger souffle d’Oscar.
Ses cheveux en désordre formaient une auréole d’or pâle autour de son visage clair, et ainsi abandonnée au sommeil elle semblait une nymphe endormie.
Il aimait la regarder ainsi dormir, elle était tellement belle dans son sommeil, libérée de la raideur militaire et de la froideur qui masquaient sa beauté le jour.
Dans cette pénombre, il ne voyait qu’une femme endormie…

Depuis quelques temps, déjà, son œil droit montrait des signes de faiblesse, et sa visite au Docteur Lassonne n’avait fait que confirmer ses craintes : dans quelque mois, il n’y verrait plus du tout.
Cette nouvelle avait transpercé son cœur. L’atroce vérité lui éclatait au visage, comment ferait-il sans pouvoir la voir… Elle qu’il aimait plus que tout au monde, plus que lui-même et qui lui restait inaccessible à jamais, comment pourrait-il vivre sans contempler sa beauté, lui dont le seul bonheur permis était de la contempler en secret…

C’est ainsi, donc, que, chaque nuit, il venait la regarder dormir, parfois durant de longues heures. Il pouvait ainsi la voir, la dévorer des yeux en toute liberté, sans avoir à se cacher. Chaque minute à la contempler était pour lui une minute gagnée sur les ténèbres qui avançaient. Il voulait remplir sa mémoire d’elle, jusqu'à ce qu’elle en déborde, pour après…

Ce soir là il avait passé la soirée à la taverne, il avait noyé son désespoir dans un mauvais vin, chanté et ri avec des soldats en goguette et avait même partagé leur bagarre. À peine rentré il était venu la voir quelques instants.
Minutes interminables où, debout au pied du lit, il la contempla ainsi alanguie. Au détour d’un mouvement ensommeillé, les draps bougèrent et révélèrent que la jeune femme dormait nue cette nuit là… Son cœur battait à se rompre, et cette vision l’enchantait et le transperçait comme un poignard. Ses cheveux étaient semblables à un soleil d’été qui transformait son oreiller en champ de blé pâle.
Elle était sur le ventre et le drap dévoilait à peine le début de la courbe voluptueuse de ses fesses. La tête lui tournait et il était pétrifié sur place, jamais il n’eût espéré en voir tant.
Tétanisé il n’osait partir, gravant chaque courbe, chaque creux, dans son esprit enfiévré. Elle se tourna soudain, lui offrant toute entière la vision foudroyante de sa nudité dans le rayon de lune qui dessinait sur son corps ainsi découvert des montagnes et des îles aux trésors.
Il tremblait, son cœur semblait vouloir sortir de sa poitrine. Une goutte de sueur glissa sur son visage.
Il s’enhardit et s’approcha plus que de coutume, il caressa timidement ses cheveux d’or. Ils étaient si doux ! Il n’avait jamais osé la toucher avant, et ce faible contact le bouleversait. Sa main se risqua alors à effleurer la peau douce et chaude de sa gorge, et descendit sur son sein ferme et doux. Son cœur battait à tout rompre et semblait emplir la pièce entière de son tambourinement infernal.
À ce moment, elle tourna doucement la tête et ouvrit les yeux.
Il eut un mouvement de recul et la regarda, effrayé. Le sol semblait s’ouvrir sous ses pieds et une sueur froide passait dans son dos.
Elle le regardait fixement, s’assit au bord du lit et s’avança vers lui en disant : « Je me demandais quand tu te déciderais enfin ! Il y a si longtemps que j’attends ! »
Elle lui prit le visage entre les mains et l’embrassa sur les lèvres.

André mit du temps à réagir, il était à l’envers et son esprit ne parvenait plus à penser de manière sensée.
Elle était là, nue, serrée tout contre lui ! Il sentait ses lèvres sur les siennes ! Un baiser maladroit, mais tellement bon…
La passion l’emporta sur la raison, sans réfléchir plus il la pris doucement dans ses bras, et la serra contre lui. Délaissant quelques secondes ses lèvres, il la regarda dans les yeux, elle souriait doucement, son regard débordait d’une joie et d’un bonheur qu’il ne lui avait jamais vu. « Je t’aime André… » Murmura elle… il caressa son visage doucement, effleura ses lèvres et sourit. « Moi aussi je t’aime… » et il l’embrassa. Il dévorait ses lèvres et posséda  bientôt sa bouche toute entière.
Oscar frissonnait de désir, elle avait tant attendu ce moment !
Elle entreprit de le déshabiller, sans pour autant lâcher ses lèvres, elle voulait sentir sa peau, ses mains fouillaient frénétiquement les vêtements à la recherche de quelques boutons et ouvertures…
Il ôta sa veste et l’aida à retirer la chemise. Elle colla ses seins contre lui, continuant son baiser passionné et gourmand. Elle sentait ses mains sur son corps et la brûlure du désir se faisait plus vive encore. Elle se frottait doucement contre lui et senti l’entrejambe du jeune homme réagir à son contact, elle posa sa main sur l’étoffe et ressenti le plaisir qu’elle provoquait par ce geste.

C’était très étrange pour elle de découvrir le corps d’un homme, un corps qu’elle avait rêvé d’avoir, un corps qui aurait dû être le sien… Elle était fascinée par ce que ses mains découvraient, et en même temps elle était effrayée. Elle plongeait vers l’inconnu et ne pouvait plus revenir en arrière, elle mesurait à présent son audace et une sensation vertigineuse s’empara d’elle.
André croisa son regard perdu et tendre à la fois. Comprenant son inquiétude, il prit les choses en main, la souleva de terre et la coucha doucement sur le lit.  
Il ôta le reste de ses vêtements et se coucha à ses côtés.

Il posa doucement ses mains sur elle, explorant chaque parcelle de sa peau, avec douceur et tendresse, sans la quitter des yeux.
Ses lèvres étaient douces sous les siennes et, au fil de ses baisers enflammés, il sentait son corps se faire dur sous ses mains. Elle l’avait enlacé, et sans trop oser, du bout des doigts, elle caressa son corps. Sa pudeur s’estompa doucement et ses mains osèrent le toucher de plus en plus, s’attardant même sur ses fesses fermes et rondes.
André, la sentant plus à l’aise, s’attarda donc plus à certains endroits et la découvrait plus charnue que l’uniforme ne le laissait penser. Avec gourmandise, il goûta les seins ronds et généreux qui durcissaient avec délices sous sa langue insatiable.
Sa main se frayait doucement un chemin entre ses cuisses au milieu de la toison tiède et humide, ses doigts n’avançaient pas trop vite, histoire de susciter plus de désir encore. Lentement, ses cuisses s’étaient ouvertes, André faisait jouer ses doigts à l’entrée du précieux orifice, non sans provoquer quelques murmures de plaisir. Il entra doucement un doigt, puis deux dans un mouvement lancinant de va et viens. Sans même sans rendre compte, Oscar bougeait ses hanches au même rythme, accentuant son plaisir et son excitation.
Imperceptiblement, il se coucha sur elle, s’insinuant souplement entre ses cuisses. Il frotta un moment son membre durci sur le triangle doux, cherchant lentement l’entrée si longtemps interdite. Il la regardait fixement, son visage avait changé, plus une once de froideur et de dureté ne venaient l’obscurcir, elle n’était plus que douceur et sensualité. Son regard aussi était différent à cet instant, le ciel de ses yeux ne semblait plus aussi pur et limpide, envahis par le trouble et le désir.
Le regard toujours planté dans ses yeux, il entra dans l’étroit orifice, lui arrachant un bref gémissement de douleur. La sensation était aiguë, piquante et brûlante, mais elle fut assez vite noyée sous une douce chaleur accompagnée d’agréables frissons dans son bas-ventre. Elle se surprit à bouger à son rythme, lent d’abord, puis plus intense et rapide. Oscar s’abandonnait à ses sens, submergée par une vague de plaisirs trop longtemps refusés.
Doucement, pourtant André se retira d’elle, il voulait faire durer la chose, jouer un peu… il descendit doucement entre ses cuisses et, tout doucement écarta les deux lèvres humides avec ses doigts avant d’y passer doucement sa langue.
La caresse fut très douce d’abord, très lente, histoire de faire monter le plaisir et le désir de la belle.
Oscar ne pensait plus du tout, tout son esprit était entièrement focalisé sur les sensations incroyables de cette caresse inconnue. C’était terriblement bon, et pourtant elle se sentait frustrée de ne pas pouvoir accélérer les choses, elle voulait tout, tout de suite et cette langue qui la torturait entre ses cuisses était un doux supplice.
André sentait son impatience et il aimait ça, chaque parcelle du sexe humide fut explorée par son baiser. Une main caressait fesse et cuisse, l’autre enfonçait ses doigts dans l’antre humide tandis qu’il jouait de la langue sur la petite protubérance à l’entrée de la fente enchantée. Elle gémissait de plaisir et d’impatience, il accéléra alors le rythme de ses doigts et de sa langue, les gémissements se firent plus nets, le bassin ondulait sous lui. Il la sentait au bord de la jouissance, alors il s’arrêta. Se relevant il fit doucement tourner la jeune femme sur le ventre, il saisit son bassin et la fit se mettre à genoux, les cuisses ouvertes, d’un geste ferme et doux il poussa doucement ses épaules et son visage sur l’oreiller. Il la pénétra alors, les mains sur ses hanches. C’était animal, sensuel, bestial et terriblement bon ! Les cris d’Oscar étaient étouffés par l’oreiller où elle enfonçait son visage, les coups de reins de son amant lui faisaient perdre la tête, c’était si bon, si bon… Puis le jeune homme l’attira vers lui, elle se redressa, son sexe toujours en elle, il s’était penché en arrière, lui laissant plus de latitude pour bouger. Il embrassait son dos, les mains posées sur ses seins ou caressant son sexe au rythme de leurs bassins. Las de cette posture qui l’empêchait de mener totalement la danse, la jeune femme se retira, et plaquant André sur le dos, elle s’installa sur lui à califourchon. Elle colla tout son corps contre lui, l’embrassant langoureusement tandis qu’elle frottait son sexe contre le sien avec une lenteur extrême. À présent c’est elle qui jouait avec lui…
Leur excitation était extrême quand elle pris le sexe dur et chaud d’André en main et l’introduisit dans le sien avec lenteur. Elle sentait à présent ce sexe tout entier en elle, et c’était délicieux. Chacun de ses mouvements provoquait d’autres sensations et elle aimait voir le plaisir qu’elle provoquait chez lui. Elle s’était dressée et ne quittait pas ses yeux tandis que son bassin prenait un rythme presque frénétique. Elle voulait terminer le jeu maintenant, elle n’en pouvait plus d’attendre. Cambrée à l’extrême, elle se laissa submerger par le frisson, la chaleur et le plaisir qui envahirent son ventre et remontèrent dans son dos pour disparaître aussi vite qu’ils étaient apparus.
André ne se retint plus et se laissa lui aussi envahir par la jouissance. Elle se laissa retomber sur lui, et ils restèrent un moment ainsi, l’un dans l’autre, tendrement enlacés.
Ils échangèrent caresses et doux baisers, se murmurèrent des secrets et s’endormirent enfin peu avant l’aube…


Fin

 

 

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Commentaires (6)

1. martia 12/06/2011

c'est vrai ke c'était super bien il est pour quand le prochain?

2. Cynthia 22/12/2010

Magnifique c'est le seul mot que j'ai trouver pour le décrire...

3. laurie 19/11/2010

c'est fini dommage que ce ne sois qu'un one shot , franchement t'ecris super bien

4. Elbereth de Lioncourt 30/08/2010

Non, c'est un One shot

5. Lona (site web) 30/08/2010

Y a pas une suite ?

6. amiel 18/08/2010

j'adore!!

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