The Oscar Horror picture show2

suite et fin...


Pendant ce temps là, Oscar avait été détachée du lit de son pervers amant et conduite par des passages secrets dans les souterrains du château. Là elle fut enfermée, toujours à demi-nue dans une geôle humide et sombre, agrémenté d’une vilaine paillasse et d’une écuelle vide. Epouvanté par tant d’inconfort la jeune femme n’osait s’asseoir, mais ses talons haut la faisaient atrocement souffrir et elle dût bien se résoudre à s’accommoder d la couchette de paille et la vieille couverture trouée qui se trouvaient là. Aussi étrange que cela puisse paraître, il ne faisait pas froid dans cette cave humide. La chaleur était étouffante même.
Oscar s’installa et tenta d’imaginer un plan d’évasion.
Soudain, elle aperçut quelque chose qui rampait sur le sol. « Des rats ! » pensât elle. Ses yeux s’habituaient à l’obscurité et elle se rendit compte avec stupéfaction que ce n’étaient pas des rats, mais bien une main (oui une main toute seule et sans bras ) qui courait ainsi sur le sol. « Je suis folle, il n’y a pas d’autres explications ! » se dit Oscar… La main s’était arrêtée à ses pieds et semblait la regarder d’un air curieux (si si je vous jure que c’est vrai !!!) Elle bougeait lentement, et commença à se frotter sur les chevilles d’Oscar à la manière d’un chat !


Oscar, piquée par la curiosité plus que par la peur, effleura de ses doigts la main marchante.
Celle-ci parut apprécier ces flatteries et se roula sur le sol, c’est tout juste si elle ne ronronnait pas ! Appréciant les caresses de sa nouvelle maîtresse, la main sauta sur ses genoux, et Oscar la gratouilla.
Soudain la main s’aplatit et se fit caresse sur la cuisse demi-dénudée de la jeune femme. Oscar, encore sous l’effet de la frustration infligée par Frankenfurter, se laissa aller sous cette unique main douce et ferme.
Elle ferma les yeux et s’abandonna à cette étrange créature.
La Chose (vous l’aviez sans doute reconnue) glissa entre les cuisses de la jeune femme qui s’entrouvrirent et glissa ses doigts dans la douce toison bouclée. D’un doigt elle titilla cet endroit sensible de l’anatomie féminine, arrachant à Oscar des gémissements de satisfaction. Toute à son plaisir elle en oublia la paillasse crasseuse et s’allongea, écartant un peu plus les jambes. La Chose continuait son mouvement à un rythme soutenu, et entra un, puis deux de ses doigts en elle, continuant la caresse avec les trois autres, la massant d’un va et vient expert. Oscar défaillait sous cette avalanche de plaisirs insensés. Elle ondulait des hanches et se caressait les seins. La main accéléra tout doucement le rythme de ses mouvements, jusqu’à atteindre une vitesse quasi frénétique. Le plaisir l’embrasa toute entière et l’extase prit enfin possession de tout son corps. Oscar ignora combien de temps cet état dura, la main experte prolongeant son plaisir au-delà du raisonnable. Complètement hors de contrôle la jeune femme poussait des gémissement de plaisirs de plus en plus forts…

Fersen se morfondait dans son cachot. Rocky avait été emmené loin de lui et son cœur était brisé. Comment survivre sans lui ! Lorsqu’il l’avait vu pour la première fois, cela avait été comme un coup de foudre dans son cœur, le jeune homme lui était apparu nimbé d’une lumière blanche, ses cheveux d’or encadrant avec grâce son visage juvénile. Rocky avait révélé tout ce qui était resté caché en lui depuis toujours. Son amour pour la Reine n’avait été qu’une farce qu’il s’était imposé à lui-même pour se cacher la vérité, qu’il aimait les garçons. Ceci explique son attirance pour Oscar, femme dedans, homme dehors…
A présent il ignorait où avait été conduit son amour. Etait-il bien traité ? S’ils lui faisaient du mal il ne le supporterait pas. Il fallait qu’il s’échappe et qu’il le retrouve. Il l’emmènerait loin de ce fou qui voudrait en faire son esclave sexuel. Il se le jura, lui Axel de Fersen ne permettrait pas ça, il ferait tout pour sauver Rocky. Le plus dur était de trouver un plan d’évasion.
Il était plongé dans ses pensées quand il fut distrait par un cri. C’était une voix de femme. Il pensa d’abord à un râle de souffrance puis un doute le prit ; on eut dit des gémissements de plaisir, et qui se faisaient plus forts…puis cessèrent brutalement.
« Il y a quelqu’un ? » demanda t’il, un peu gêné…
Quelques minutes passèrent, il renouvela son appel, silence. Soudain une voix familière lui répondit. C’était Oscar !
Elle était dans une geôle tout près de la sienne, d’ailleurs s’il se penchait un peu il pouvait la voir. Quel soulagement de voir et d’entendre enfin une voix amie, même si sa situation n’était guère plus reluisante que la sienne. Par pudeur il ne la questionna pas sur les gémissements entendus précédemment, même s’il se doutait bien que c’était elle.
Oscar et Fersen discutèrent un moment, élaborant des théories d’évasion.
Des bruits de pas dans le couloir interrompirent leur conversation…

Les deux prisonniers se turent, paralysés par la crainte de voir revenir leurs geôliers. C’est alors qu’apparurent André et Girodelle ! Oscar et Fersen explosèrent de joie en les voyant, quelle chance, ils avaient enfin un espoir de s’en sortir !
André, perplexe, remarqua la tenue pour le moins dénudée de son amie de toujours. Oscar ne semblait nullement gênée de se retrouvée ainsi dénudé devant ses trois meilleurs amis. Girodelle, extrêmement gêné, détournait les yeux. André retira sa chemise et l’offrit à Oscar, il resta torse nu sous sa veste. Oscar se souvint alors du contact de ce torse musclé sous ses mains, un frisson la parcourut à cette simple évocation. Décidément, elle n’était plus la même depuis son entrée dans ce château, elle n’avait plus que la volupté en tête et cela lui faisait perdre tout bon sens. Il fallait absolument qu’elle se ressaisisse (je vous rassure, pas trop quand même…), sinon elle ne sortirait jamais de là.
André examina longuement les serrures des deux cellules tandis que Girodelle faisait le guet.
Par bonheur, Oscar avait conservé sur la tête la choucroute vaporeuse qui lui tenait lieu de coiffure, et André réussit y dénicher des épingles à cheveux qui lui seraient fort utiles pour crocheter les serrures. Le jeune homme était expert dans ce type de manœuvres, Grand-Mère posait des cadenas partout pour l’empêcher de faucher des friandises dans les placards, peine perdue car son gredin de petit-fils avait appris à déjouer cette barrière depuis fort longtemps.
Les deux serrures cédèrent et les prisonniers recouvrèrent la liberté.
Girodelle voulu alors s’enfuir au plus vite de ce château de dingues, mais Fersen refusa, il ne partirait pas sans Rocky…

Les quatre compères s’aventurèrent alors dans les souterrains. Les galeries formaient un véritable labyrinthe. Conscients du danger qui les entouraient, ils restaient silencieux et Girodelle avait réglé la flamme de sa lampe au plus bas.
Après une longue marche, ils aboutirent dans une galerie plus éclairée et plus large, qui semblait interminable. Soudain un cri retentît, Fersen frissonna e peur, c’était la voix de Rocky…Oscar lui saisit le bras pour le retenir. Ils se dirigèrent vers l’origine du cri, empruntant le long et tortueux couloir. Ils aboutirent enfin sur une vaste salle tapissée de miroirs et éclairée d’énormes lampes à la lumière aveuglante. Frankenfurter, vêtu de sa blouse verte, faisait face à Rocky, attaché à une planche verticale ; et le chatouillait avec une plume sur tout le corps. Rocky était épuisé de rire et en larmes, il était très chatouilleux et la chose était insupportable.
L’arrivée des quatre intrus interrompit sa torture (!!!), Fersen n’y tenant plus se jeta sur Frankenfurter. Les deux hommes roulèrent sur le sol, se livrant à un corps à corps violent. Fersen était déjà très fort, mais sa rage le rendait imprévisible. Frankenfurter, quant à lui, était armé d’ongles rouges d’une longueur déraisonnable qui éraflaient le visage et le corps du beau Suédois. Soudain, Fersen donna un formidable coup de poing au visage de Frankenfurter qui se retrouva assommé. D’un bond, Axel de Fersen se releva et se précipita dans les bras de Rocky, libéré par André et Girodelle. Ils allaient s’enfuir quand Rifraf et Magenta firent irruption dans la pièce, ils les menaçaient de fourches laser (en fait des sortes de tridents équipées de rayons laser)
Frankenfurter repris vite connaissance, son œil orné d’un énorme coquard. La vue de cette épouvantable défiguration dans un des miroirs, ainsi que la vision de Rocky dans les bras de son amant le remplirent d’une fureur sans bornes. Il se dirigea vers une étrange machine au fond de la pièce pointa le viseur sur Fersen et actionna un levier. Fersen fut instantanément transformé en statue de pierre (un marbre grec…nu bien sûr…). Frankenfurter renouvela l’opération sur chacun d’eux. Une fois tous transformés en statues de marbre, il ordonna à Rifraf et Magenta de les transporter dans la salle de réception.

(j’avoue tout, pour cette scène je me suis livrée à un plagiat du final du « Rocky Horror Picture Show » c’était trop tentant…j’ai juste changé certaines petites choses…pour faire plus torride…d’où un chapitre plus long que la moyenne, le plus long jusqu’ici donc)

Les cinq statues furent placées sur la scène, sous les projecteurs. Frankenfurter les avait chacune revêtues de guêpières, portes jarretelles, talons aiguilles Boas et bas résilles. Satisfait du résultat, il partit se préparer et revêtit un somptueux et sexy ensemble de soie et de dentelles rouge. Puis il pointa sur chaque statue la machine à laser et inversa le processus. Ils s’éveillèrent chacun leur tour, se mettant à onduler sur une musique sensuelle mise en route par Frankenfurter. Tous agissaient tels des robots, sans aucune inhibition ni aucuns tabous. Frankenfurter se mêla à cette danse lascive, idolâtré tel un dieu de l’amour par ses nouveaux disciples enfiévrés. Tous le caressaient et se caressaient mutuellement, Oscar était aussi le centre des attentions masculines, elle s’enivrait de sentir toutes ces mains sur elle (dix mains en tout vous imaginez un peu…après ce que l’on sait sur le pouvoir d’une main unique…)
Au fond de la scène, se trouvait un bassin (une piscine quoi…) dans lequel tous plongèrent à l’invite de Frankenfurter. Dans l’eau la débauche de caresses multiples se fit encore plus dense, les corps se mêlant et se démêlant autour de leur hôte ivre de plaisir.
Jambes et corps s’étreignaient, les mains parcouraient des corps sans savoir lesquels. Même Girodelle et André avaient cédé à cette étrange fièvre et ne se sentaient point gênés d’aucune manière de se voir ainsi caressés par des mains masculines.
Puis la nature reprit un peu ses droits et les couples se reformèrent…Fersen enlaça Rocky, Oscar se laissa emprisonner de douceur par André et Frankenfurter jeta son dévolu sur Girodelle, complètement abandonné à ses caresses !!! (Sacré Frankenfurter, il en a mit du temps pour voir que Bigoudis était cent fois mieux que son Rocky…)
Chacun tourbillonnait dans l’eau tiède et parfumée, les caresses se faisaient plus précises. Oscar se rendait compte à quel point la douceur d’André était voluptueuse. Elle se collait contre lui, l’entourant de ses jambes, et s’abandonnait à ses caresses. Le jeune homme caressait ses cuisses à demi-dénudées par ses bas résilles, sa main remontait sur les fesses tandis qu’il enfouissait son visage dans le décolleté ravageur gainé de soie noire. Elle avait plongé ses mains dans l’épaisse chevelure ébène puis était descendue doucement le long de son dos (Il faut noter que la guêpière de mon Dédé est en cuir noir, c’est plus Rock and Roll…) pour atterrir sur ses fesses. Elle caressait ses cuisses rendues encore plus excitantes par cette tenue outrageusement féminine. André avait doucement délacé le corset laissant plus de liberté à la poitrine ferme et ronde (des nichons à double propulsion celon Rozam…) il les embrassait goulûment titillant avec gourmandises les deux petits boutons roses et fermes.
Pendant ce temps Fersen goûtait à la joie de retrouver l’étreinte de l’amour de sa vie. Il passait sa main sur son torse musclé et doré le regardant comme un cadeau des cieux. Rocky frissonnait sous ses doigts et embrassa avec fougue son bel amant venu du Nord. Leurs peaux enflammées frissonnaient de plaisir sous leurs baisers et leurs caresses mutuelles( je ne vais pas aller trop loin là car je ne suis pas une spécialiste des amours gays…et puis c’est un peu délicat à aborder quand même…j’espère que les amateurs apprécieront quand même, pas de discrimination dans cette foire à la bizarrerie !!! )
Girodelle, quant à lui n’était plus lui-même, de toute façon rien n’allait plus depuis le début de cette soirée. Oscar l’avait complètement embrasé et il avait tenté d’éteindre en vain ce feu qui brûlait en lui depuis le volcanique baiser de son Colonel. Les caresses de cette créature étrange qu’était Frankenfurter étaient après tout une consolation bien méritée. En d’autres circonstances il aurait trouvé cela répugnant, mais après tout, les Grecs anciens pratiquaient la chose en toute virilité ; et il fallait bien reconnaître que le bougre savait s’y prendre avec sa langue pour lui faire éprouver des sensations jamais déclenchées par aucune femme ! L’homme était même doté d’un souffle hors du commun vu la durée de la caresse qui lui infligea sous l’eau…(là je ne dis rien, imaginez tout seuls, bande d’obsédés…quoi c’est moi l’obsédée ??? Oui peut être un peu, perverse même me direz vous…j’avoue, oui, j’ai lu Sade, et la vertu ne mène à rien !!!!)
Tout ce petit monde s’amusait beaucoup dans ces ébats aquatiques quand un coup de tonnerre retentit, puis une lumière aveuglante laissant apparaître Rifraf et Magenta dans un nuage de fumée…

Les deux domestiques, vêtus de combinaisons argentées matelassées du plus bel effet, pointaient d’étranges et menaçantes armes sur les nageurs en folie. Ils leur ordonnèrent, d’un ton qui ne supportait aucune réplique, de sortir du bassin. Une fois hors de l’eau, Frankenfurter, furieux et interloqué, ordonna à ses deux domestiques de cesser leur comédie. Rifraf riait, et tous s’aperçurent qu’il n’était plus bossu, et qu’il les dominait tous à présent de sa haute silhouette. « Vous n’êtes plus notre chef Frankenfurter ! Les hautes instances de notre planète Transsexuelle (dans la galaxie Transylvanienne) ont été choquées par vos excès et vos manipulations perverses. Ce soir vous avez été trop loin et ils nous ont désignés comme vos nouveaux supérieurs. Vous allez payer pour toutes les humiliations que vous nous avez fait subir ! » Disant ces mots, Rifraf avait pointé son arme sur Frankenfurter et avait appuyé sur la détente. En un éclair, l’homme avait disparut, ne subsistant de lui qu’un petit tas de poussière…
Magenta et son comparse s’apprêtaient à faire la même chose avec nos quatre amis quand la grande porte de la salle de bal s’ouvrit.
Apparurent Gomez, Morticia et Fétide. Les trois Adams se précipitèrent sur les deux menaçants personnages. Fétide était d’une force peu commune (et pis sa tête aurait effrayé n’importe qui) et les désarma tous les deux d’un coup ! Gomez et Morticia récupérèrent les armes et les tournèrent vers Rifraf et Magenta. « Maintenant vous allez nous dire ce que vous avez fait de notre argent, où nous vous vous réservons le même sort ! »
Les deux comparses furent médusés. Rifraf refusait d’avouer, un sourire cynique au coin des lèvres. Soudain il poussa un hurlement atroce, et se plia en deux essayant désespérément d’ôter quelque chose de son entrejambe. La Chose tenait bon et serait de plus en plus la partie sensible jusqu’à ce que Rifraf s’effondre inconscient. Magenta épouvanté devant la Chose triomphante, avoua tout d’une traite. Gomez et Morticia sortirent pour vérifier ses dires tandis que Fétide et la Chose maintenaient les deux dingues en respect. Oscar et ses amis ne bronchèrent pas, il valait mieux se faire tout petit, on ne savait pas ce que ces deux là pourraient leur faire (enfin Oscar en avait une certaine idée…mais elle garda ça pour elle et respecta les consignes de Girodelle)

Le couple revint, satisfait d’avoir enfin retrouvé son bien. Rifraf avait reprit conscience et se serait contre Magenta, comme un gosse apeuré contre sa mère. Après un bref conciliabule, les trois Adams et la Chose décidèrent de laisser la vie sauve aux deux traîtres sous condition qu’ils retournent chez eux sans délai, ce qu’il firent à toutes jambes !
Se tournant vers nos amis, ils leurs présentèrent leurs regrets de les avoir ainsi mêlés à cette querelle de clan. Morticia se proposa de leur préparer u thé pour se remettre de toutes ces émotions. Installés dans uns des salons du château, tous se retrouvèrent autour d’un thé accompagné de délicieux biscuits. Ce qu’ils ignoraient, c’est que Morticia avait fortement dosé le thé en potion soporifique, et tous s’endormirent très rapidement.
Lorsque Oscar s’éveilla, elle se trouvait allongée dans l’herbe humide, vêtue de son uniforme. Non loin de là André et Girodelle s’éveillaient aussi dans la lumière matinale. Les chevaux broutaient doucement tout à côté d’eux. Oscar se sentait groguie, des tas de choses se bousculaient dans sa tête, mais ces bribes d’images étaient si étranges qu ‘elle n’osât en souffler mot aux deux autres. Les trois amis se levèrent en silence, chacun croyant avoir rêvé de toutes ces choses gênantes…
Ils reprirent leurs montures et retrouvèrent enfin le chemin qui les mènerait à bon port. Tous étaient ainsi absorbés dans leurs troublantes pensées quand un cavalier les appela. C’était Fersen, il transportait un blond jeune homme vêtu de noir en croupe.
Le visage de celui-ci ne leur était pas inconnu, et ils surent à cet instant qu’ils n’avaient pas rêvé…mais personne ne dit mot et tous rentrèrent à leur logis.

A peine rentrée au château des Jarjayes, Oscar s’enferma dans sa chambre et ôta son uniforme, en dessous, elle portait encore les défroques affriolantes choisies par Frankenfurter. Une vague de volupté la submergea aussitôt. Elle se rhabilla et alla tout droit frapper à la porte d’André.
Celui-ci lui ouvrit. Elle entra rapidement et referma le verrou derrière elle…

(Vous souvenez-vous de la scène torride entre Miguel Bose et Vitoria Abril dans « Talons Aiguilles » ???…Non ???…Et bien lisez et ça vous aidera… !!!)

Son regard de braise planté dans les prunelles vertes du jeune homme, elle le fit reculer doucement d’un doigt autoritaire jusqu’à son lit et le poussa à la renverse. Elle recula de quelques pas et commença à se déhancher en se déshabillant. André éberlué, contempla ravi le sensuel effeuillage auquel se livrait sa bien aimée. Elle avait balancé la veste de l’uniforme et la chemise, dévoilant le corset noir, quand André se leva et entra dans sa danse lascive. Elle entreprit alors de le dévêtir et dévoila petit à petit le corset de cuir et le reste. Il déboutonna la culotte de son uniforme (Eh ! Oui à cette époque on portait la culotte dans la noblesse et non le pantalon, réservé aux gens de peu…) et la fit glisser sur ses jambes gainées de noir. Il ne lui restait plus que les bottes de cuir noir, qui, à vrai dire, la rendaient encore plus désirable ainsi vêtue…agenouillé devant elle, il lui caressait les cuisses, les fesses, enfouissant son visage dans son bas ventre. Avec des gestes lents il ôta la fine pièce de dentelle qui recouvrait à peine son intimité. Ses doigts s’insinuèrent dans l’étroit chemin, Oscar frémit, écartant plus les jambes. Le jeune homme pénétra de ses doigts cet endroit doux et chaud et entama un lent va et vient. Oscar se mit à se déhancher en suivant son rythme. Ses doigts s’accrochaient à la chevelure du jeune home. Soudain André la souleva de terre et fourra sa tête entre ses jambes, Oscar se raccrocha au baldaquin du lit pour ne pas peser de tout son poids sur son amant, le jeune homme faisait jouer sa langue de manière savante et Oscar sentait son corps tout entier s’embrasser sous les mouvements conjugués des doigts et de la langue d’André. La volupté l’emporta dans un tourbillon extatique qui lui arracha des gémissements et des cris. Frankenfurter était un amant doué, mais André le surpassait au-delà de toute imagination. Elle atteignait déjà l’extase par cette seule caresse, mais ce qui décuplait encore ce plaisir était l’amour qu’elle ressentait pour son compagnon de toujours. Elle l’aimait à en perdre la raison et voulait le lui crier par tous les pores de sa peau brûlante.
Puis, André la fit redescendre de son perchoir et la serra dans ses bras, la berçant doucement le temps qu’elle reprenne son souffle. Oscar se ressaisit très vite et embrassa fougueusement son amour et le fit basculer sur le lit. Elle était à califourchon sur lui et entreprit de le dévêtir entièrement. Elle délaça le corset de cuir, dévoilant un torse musclé. Doucement elle détacha les bas et les fit glisser le long des jambes fuselées du jeune homme. Ses gestes étaient lents et ses caresses expertes. André s’abandonnait à elle, complètement sous l’emprise des sensations qu’elle provoquait dans tout son corps. Elle s’allongea sur lui et l’embrassa, doucement d’abord, avec tendresse et douceur ; puis sa langue se fit plus passionnée, plus fougueuse et le feu qui consumait leur deux corps s’embrassa de nouveau. Elle quitta sa bouche et descendit dans son cou, puis continua doucement sa route de plus en plus bas. Alors elle lui ôta la dernière barrière qui voilait ce qu’elle convoitait. Le tissu noir était tendu sous la force du désir du jeune homme. Les doigts de la jeune femme effleurèrent la peau douce et fine sur toute sa longueur. La fermeté du membre se fit plus forte encore. André fermait les yeux, la caresse était si douce…Doucement, les doigts firent place aux lèvres et à la langue. Les mouvements étaient doux et d’une indicible volupté.
Soudain, on frappa à la porte et la voix de Grand-Mère retentit. Elle voulait savoir si son petit-fils n’avait besoin de rien. André mit un peu de temps à réaliser et à sortir de sa torpeur, Oscar avait relevé la tête et fit entendre un petit rire sourd quand le jeune homme balbutia qu’il n’avait besoin de rien et qu’il voulait simplement dormir un peu. Il lui était d’autant plus difficile de répondre qu’Oscar avait repris sa caresse et que les sensations étaient forcément incompatibles avec la vieille dame qui insistait derrière la porte ! Il parvint pourtant, au prix d’une concentration énorme, à convaincre l’aïeule qui s’en alla enfin.
Cette interruption avait néanmoins quelque peu affaiblit son ardeur et il fallut toute la douceur et la volupté d’Oscar pour que celle-ci reprenne toutes ses forces.
Sentant la pression du désir devenir plus forte, il supplia Oscar de s’arrêter, ce qu’elle fit sans comprendre, car elle avait aimé donner ce plaisir à son amant et aurait voulu lui rendre ce qu’elle avait reçut un peu plus tôt. Il l’attira sur lui et l’étreignit. Puis il se tourna pour l’allonger sur le dos. A genoux devant elle, il la releva pour la serrer dans ses bras et l’embrasser. Doucement, il délaça son corset de soie noire, délivrant son corps de ce carcan qui la comprimait, elle s’allongea de nouveau. Toute sa glorieuse nudité se dévoilait enfin à son regard. Avec lenteur, il fit glisser les bas noirs le long de ses blanches et douces jambes, les embrassants au fur et à mesure qu’il les découvrait. Quand elle fut enfin complètement nue, il la contempla un instant, si belle ainsi alanguie, elle avait un regard tendre et plein de désir. Couvrant toute sa peau de baisers sulfureux, il remonta lentement jusqu’à son visage et ils se regardèrent en silence, leurs yeux disant plus que tous les mots de la terre. La jeune femme torride et audacieuse laissait enfin transparaître la douce et fragile Oscar qu’il avait toujours connu. Elle était enfin redevenue elle-même.
Il était sur elle et pourtant ne semblait pas peser sur son corps, elle repris ses caresses, parcourant tout son dos du bout de ses doigts pour finir par envelopper ses fesses rondes et fermes de ses caresses insistantes, puis elle écarta encore un peu les cuisses pour l’inviter à entrer en elle. Ils se regardaient toujours, et il vit l’expression de son visage changer lorsqu’il la pénétra enfin. Son regard se fit plus brûlant encore lorsqu’il commença à bouger en elle, le rythme doux de ses hanches faisant naître soupirs et gémissements de plaisir. Ils ne se quittaient toujours pas des yeux, la vision du plaisir de l’autre augmentant encore le leur.
Oscar n’avait jamais ressentit cela avant. Frankenfurter avait été un amant expert, mais ce qu’elle ressentait en cet instant était très différent, elle ne faisait qu’un avec André, leurs corps et leurs âmes vibraient à l’unisson dans cette communion sensuelle. Le rythme de leurs hanches s’accordèrent, devenant plus rapide et plus fort. Le plaisir augmentait en vagues successives dans le corps d’Oscar. André s’arrêta alors de bouger et, toujours en elle, se redressa et se mit à genoux. Il tenait Oscar tout contre lui, ses lèvres glissant dans son cou pour redescendre sur ses seins ; ses mains larges et puissantes englobaient ses fesses et suivaient le mouvement ondulatoire des hanches de la jeune femme. Elle le serrait contre elle et caressait son épaisse et douce chevelure. Puis elle reprit possession de ses lèvres et l’embrassa, le poussant doucement pour qu’il s’allonge. Le dominant de toute sa splendide nudité, elle reprit le mouvement de hanches, le chevauchant avec ardeur. Elle lui imposait son rythme, rapide et effréné puis plus lent, faisant durer et augmenter ce plaisir qui les envahissait toujours plus, puis n’y tenant plus, elle recommença à bouger de plus en plus rapidement, à un rythme insoutenable, jusqu’à ce que l’extase vint les prendre, envahissant leurs corps d’un flux fugace et puissant qui les conduisit aux frontières de la conscience.
Epuisée, elle s’allongea enfin, encore frissonnante dans les bras de son amour. Leur souffle était court et leurs corps comme morts. Ils restèrent longtemps ainsi sans bouger, encore l’un dans l’autre, redoutant presque de se séparer et de briser cet instant magique. Ils finirent quand même par s’éloigner un peu l’un de l’autre, se tenant allongés côte à côte, chacun regardant l’autre avec une tendresse infinie.
(Oh ! Que c’est beau l’amour qui triomphe de toute l’immoralité de cette histoire ! Ça m’en arracherait une larme d ‘émotion tient !)

Cette étrange nuit au château de Frankenfurter avait tout changé dans leurs vies, les conduisant à tous les excès et à toutes les peurs ; mais elle avait surtout révélé la nature profonde de leurs cœurs.

En s’abandonnant au stupre et à la luxure dans différentes étreintes, Oscar avait enfin découvert sa féminité profonde et son amour infini pour celui qu’elle avait fini par ne plus voir auparavant. Sa conscience et son corps étaient plus éveillés que jamais dans les bras de cet homme qui la connaissait mieux que tout autre. Leur amour ne fit que grandir encore au fil du temps, et leurs étreintes devenant encore plus passionnées. Pourtant, malgré la complicité qui les unissait, elle garda toujours au fond d’elle le secret de la Chose qui avait traversé sa vie. Et la simple évocation de ce souvenir lui faisait monter le rouge aux joues…

Oscar avait changé, mais elle n’était pas la seule. Fersen avait ramené Rocky chez lui. Il démissionna de son poste au Royal Suédois et prit congé de la Reine. Il resta quelques semaines encore en France, le temps de régler ses affaires et retourna en Suède, accompagné de Rocky. Ensemble, ils menèrent une existence calme et loin du beau monde. Rocky avait l’âme pure et aucune arrière pensée ne venait salir ce qu’il ressentait pour le noble Suédois. Fersen apprit à Rocky le respect et la tendresse que Frankenfurter ne lui aurait jamais offert. Le jeune homme resta attaché à son tendre protecteur toute sa vie durant et, ensemble, vécurent une histoire d’amour peu commune et d’une sincérité sans bornes.

Girodelle quant à lui, éprouva certaine difficulté à reprendre une vie normale. Il lui fut surtout très difficile de regarder son Colonel comme avant. Il ne pouvait s’empêcher de l’imaginer vêtue de cette robe rouge ou de cette tenue encore plus dénudée qu’elle arborait en cellule. Difficile de concilier cela avec une exigence militaire. Rien que de la voir simplement à cheval le remplissait d’idées lubriques. L’homme froid et noble en toutes circonstances qu’il était n’avait rien perdu de sa prestance, mais la sensualité enfouie en lui était à jamais révélée et il décida de vivre en accord avec elle.
Il quitta donc la Garde Royale et commença à mener une existence libertine où hommes et femmes tenaient la même place dans ses fantaisies. Son existence ne fut plus qu’une débauche de plaisirs plus extravagants les uns que les autres. Toute la Cour se pressait à ses réceptions pleines de surprises et où tout était permis.

Oscar repris son existence d’avant, mais n’oublia jamais cette nuit bizarre, et, souvent partait exercer ses obligations militaires avec d’étranges accessoires vestimentaires cachés sous son uniforme, histoire de pimenter un peu la routine…(et de faire fantasmer Gigi et Dédé !!!)


FIN

 

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Commentaires (1)

1. Lona 15/02/2010

Mwaaaaaah,j'adore !
Dis,le château de Frankenfurter ...tu aurais pas l'adresse?

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